A vous la parole: Comment aborder et réceptionner un obstacle dans le calme ?


"A vous la parole" est un article écrit à partir des conseils donnés par les cavaliers.


Ce mois-ci, la question posé est la suivante : Comment aborder et réceptionner un obstacle dans le calme ?





Catherine: [...] il faut que ton cheval commence par passer l'obstacle sans difficultés mais est musclant assez pour que cela soit de plus en plus facile. Mettre des cavaletti bien réglés permet de travailler au trot et au galop tout en ayant un cheval qui se pose... [...] Du coup, si dans les différentes séances qui seront faites tu montes petit à petit, le cheval prend le coup de passer puis sauter mais les positions des cavaletti ont peu bougées.

Catherine nous conseil d'allez voir sur Cavaletti et plus précisément horsephysio.



Laurence: [...] Déjà ne pas se précipiter et attendre que le cheval soit prêt physiquement pour les vrais obstacles.

Du coup en considérant un cheval qui n'a jamais trop sauté, je dirais de commencer sur des barres au sol intégrées au reste de la séance, sans focaliser dessus, et passer progressivement à des petits obstacles (la hauteur est vraiment pour moi le dernier paramètre à travailler).

On peut commencer par intégrer ça dans le jeu de la conduite, en passant les obstacles avec lui au début, puis en passant à côté. Le maîtrise de l'allure est primordiale : si il accélère devant, ça peut être de la précipitation, de la fuite, s'il s'arrête probablement de l'inquiétude (en considérant ostéo + véto ok bien sur !). Du coup des petits jeux avec on s’arrête, on trotte, on saute, on repasse au pas/on s'arrête derrière en commençant par des transitions éloignées de l'obstacle puis de plus en plus proches.

La trajectoire est importante aussi : cheval droit (couloir de cônes par exemple, ou contre la barrière). Commencer par des obstacles isolés, jusqu'au moment où le cheval y va calmement, dans le contrôle, à l'écoute, puis passer à des combinaisons (saut de puce, ligne à 1 ou 2 foulées) en faisant bien attention aux distances, c'est tout con mais une distance mal calculée peut les planter assez vite. Toujours sur des petits sautant, bien larges, bien appelés, avec au besoin une barre d'appel. Je pense qu'une idée importante est de désacraliser l'obstacle, c'est un exercice comme un autre après tout !

Je préfère intégrer ça comme une partie de séance (tout du moins au début) que d'en faire une séance complète. Une fois ces étapes franchis, on attaques les jolis sous bassement dont raffolent les organisateurs d'équifeel, puis la hauteur quand tout le reste est nickel !

Et en vrac ce qui me passe par la tête sur les erreurs/problèmes en concours : ne pas regarder son cheval entre les deux exos du double ça a le don de les arrêter/pousser à dérober, bien viser le milieu, gérer la vitesse (j'en ai vu plus souvent en manque d'impulsion, mais cela dépend bien sur du cheval et du moment) sans les bourrer devant l'obstacle non plus.



Sophie: [...] je ne fais surtout pas une séance complète mais je termine sur un petit saut puis petit à petit j'augmente la difficulté du saut mais toujours sur un temps très court et les progrès arrivent car saut = séance finie et donc on va brouter un moment ! J'évite le côté "entraînement cso".



Natalia: Pour travailler sur le double, j'installe d'abord des barres au sol. Je me concentre sur des passages calmes au pas, au trot, puis au galop. Cela me permet aussi d'apprendre à gérer mon matériel et mes déplacements lorsque que le cheval prend de la vitesse. Puis, petit à petit, je monte le deuxième obstacle, puis j'ajoute le premier obstacle. Je fais très attention à mon attitude, qui doit rester la même qu'avec les barres au sol : pas de précipitation sur les obstacles. Si le cheval charge, je redescends les barres pour recommencer le travail étape par étape. Je le laisse dès qu'il effectue un passage dans le calme (même si au cours de la séance, j'ai du ramener les barres au sol car il chargeait).



Emilie: Pour un seul obstacle, le travail de barre par terre proposé par Natalia est très bien. Après quand je monte le saut, j'aime bien faire des exercices devant, style cercle, pour pas qu'il anticipe le saut et qu'il soit attentif à moi et qui comprenne que obstacle veut pas forcément dire sauter, du coup il attend la demande et ne se précipite pas. Je "désengage" aussi devant l'obstacle et tout de suite derrière, pour essayer de trouver un calme à l'abord et à la réception.



Anaïs: [...] je simule la place des obstacles avec des gros plots de chantiers espacés de 3 mètres (car certains chevaux peuvent appréhender les passages plus ou moins étroits et se précipite ), et contre la piste au départ histoire de gérer une porte de sortie possible. Je vérifie que mon cheval passe dans un premier temps dans le calme puis je mets des barres au sol, j’enchaîne plusieurs passage au pas dans le calme en vérifiant que je peux au choix m’arrêter accélérer le pas, ou le ralentir. Si j'ai ça dans le calme et bien sur le plus important en ligne droite et avec un placement correct je passe au trot même exercice ! Puis je monte un coté d'une croix puis un vertical bout de ligne puis la ligne complète en respectant toujours le même principe; pas de précipitation regard loin, je pars avec décontraction et précision dans mes aides et surtout je ne grille pas d'étape.

Laura: Pour ma part, j'ai ma propre méthode. Avec un cheval qui n'aime pas spécialement sauter, j'ai du m'adapter. J'ai trouver que de faire aborder le cheval au pas et seulement en dernières secondes (quelques mètres à peine avant le saut) le faire partir au trot me permettait d'effectuer un saut dans le calme.Un système qui s'avère payant aussi pour être sur que mon cheval ne refuse pas son obstacle, du 2 en 1, non négligeable !

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